Simulateur revenu net médecin libéral 2026 : URSSAF, CARMF, impôt

Simulateur de revenu net du médecin libéral 2026

Cotisations • Impôt • Revenu disponible. Calcul gratuit URSSAF, CARMF et impôt sur le revenu 2026

À mon installation, j'étais perdu. Combien allait-il me rester réellement ? Les impôts, à quoi m'attendre ? Combien je pouvais dépenser, investir, me faire plaisir, tout en payant mes factures ?

J'avais besoin de repères. J'ai cherché dans les études, les références officielles, et j'ai fini par construire mon propre simulateur basé sur les données URSSAF, CARMF et le barème IR.

Tout est à jour avec les taux 2026. Ça reste une estimation, mais c'est assez proche de la réalité pour t'aider à savoir où tu vas.

J'espère que ça t'aidera à y voir plus clair.

Vincent

Comment calculer le revenu net d'un médecin libéral en 2026 ?

Le revenu net d'un médecin libéral dépend du chiffre d'affaires, des charges professionnelles, des cotisations sociales URSSAF et CARMF, puis de l'impôt sur le revenu. Le calcul varie selon la structure : BNC réel, micro-BNC, SELARL, EI à l'IS, ou RSPM pour les médecins remplaçants.

En 2026, les cotisations sociales sont calculées à partir du revenu brut social (RBS), puis du revenu social unifié (RSU) après application de l'abattement Urssaf de 26 % (plafonné à 130 % du PASS). Ce simulateur estime ces montants, le détail des cotisations URSSAF et CARMF, l'impôt sur le revenu, le revenu net final, ainsi que le montant à renseigner sur l'Urssaf pour moduler ses cotisations provisionnelles.

1. Votre activité

= EI à l'IR. La grande majorité des médecins libéraux sont en BNC réel.
Loyer, secrétariat, RCP… (hors cotisations sociales)
ⓘ Quoi inclure ?
ⓘ C'est quoi ?
Exonération du régime complémentaire CARMF les 2 premières années d'affiliation (< 40 ans uniquement).

Attention : c'est le « net imposable », pas le « net à payer ». Le net à payer est après prélèvement à la source, il est plus bas.
Astuce : total perçu en PDSA − (tarif de base G ou VG × nb de patients) = montant à saisir. Exonération IR, 60 jours/an max.

2. Situation fiscale

3. Revenus fonciers (location nue)

4. Chèques-vacances ANCV (optionnel)

Un médecin libéral peut déduire jusqu'à 1 823 € de chèques-vacances ANCV de son bénéfice imposable (plafond 2026 = 1 SMIC mensuel brut). Les 547 premiers euros sont exonérés de cotisations URSSAF et CARMF (hors CSG-CRDS).

Avertissement
Ce simulateur fournit une estimation indicative à but pédagogique uniquement. Il ne constitue en aucun cas un conseil fiscal, financier ou patrimonial personnalisé.
Les taux utilisés (URSSAF, CARMF, IR) sont ceux en vigueur en 2026 et peuvent évoluer. Ta situation réelle peut différer selon de nombreux paramètres non pris en compte ici.
Aucune responsabilité ne saurait être engagée en cas d'écart avec ta situation réelle.
Déductions S1 (3% + Groupe III) : appliquées sur l'IR uniquement. L'URSSAF impose leur réintégration dans l'assiette sociale (DS-PAMC), c'est la position retenue ici.
Régime social S2 : en PAMC, contribution additionnelle de 3,25% sur les dépassements d'honoraires (art. L. 612-3 CSS). En SSI, pas de contribution additionnelle. OPTAM non pris en compte (seuils variables selon spécialité et région).
Salaires : abattement forfaitaire de 10% appliqué. Option frais réels non prise en charge.
PDSA : saisir uniquement les majorations (total PDSA − consultation de base × nb de patients). Exonération IR en zone déficitaire, 60 jours/an max. Compatible tous régimes : EI, SELARL, micro-BNC (art. 151 ter CGI).
ZFU-TE / ZFRR : exonération d'IR uniquement, cotisations sociales non affectées.
Revenus fonciers : micro-foncier (abattement 30%) ou réel (charges déductibles). PS 17,2% (inchangés, LFSS 2026) + IR au TMI. Déficit foncier : distinction intérêts d'emprunt / autres charges conforme à l'art. 156-I-3° CGI (plafond 10 700 €/an sur revenu global). Report de déficit non simulé.
SELARL / EI à l'IS : seuil de 10% calculé selon CSS art. L. 131-6 III. Dividendes au PFU 31,4% (12,8% IR + 18,6% PS, LFSS 2026). Revenus fonciers : PS maintenus à 17,2%. Rémunération art. 62 (abattement 10%). Réforme assiette 2026 appliquée (abattement 26% du RSB).
Pour toute décision, rapproche-toi de ton expert-comptable ou d'un conseiller fiscal.

Sources réglementaires :
• Cotisations URSSAF : urssaf.fr, barèmes médecin
• Cotisations CARMF : carmf.fr, montant des cotisations
• Barème IR 2026 : impots.gouv.fr
• Déductions S1 (3% + Groupe III) : BOFiP BOI-BNC-SECT-40
• Forfait 2% : représentation, blanchissage, petits déplacements. Déduit du RSB (impact fiscal + social). Option exclusive des frais réels couverts.
• Exonération PDSA (art. 151 ter CGI) : BOFiP ACTU-2015-00223
• ZFU-TE / ZFRR : BOFiP BOI-BNC-CHAMP-10-30

Docteurs Autonomes, Vincent

Sources et méthode de calcul

Les calculs sont construits à partir des barèmes publics, chaque règle étant reliée à sa source : réforme de l'assiette sociale et abattement de 26 % : Urssaf, « Réforme de l'assiette sociale et du barème des cotisations des travailleurs indépendants » (urssaf.fr) ; cotisations retraite : CARMF, « Montant des cotisations 2026 » (carmf.fr) ; barème de l'impôt et décote : Direction générale des Finances publiques, barème progressif applicable aux revenus 2025, loi de finances pour 2026 (impots.gouv.fr) ; rémunération de l'exploitant en EI à l'IS : Code général des impôts, articles 62 et 1655 sexies ; seuil social des dividendes : Code de la sécurité sociale, article L.131-6 (bénéfice net au sens de l'article 38 du CGI) ; seuil micro-BNC 2026-2028 : loi de finances pour 2026, revalorisation triennale. Le simulateur fournit une estimation pédagogique pour les situations familiales courantes, hors contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et hors option pour l'imposition des dividendes au barème. À vérifier avec un expert-comptable selon ta situation réelle.

Auteur : Dr Vincent Azzola, médecin libéral. Dernière mise à jour : 14 août 2026.
Barèmes intégrés : URSSAF 2026 (réforme de l'assiette sociale, abattement 26 %), CARMF 2026, PASS 2026, barème de l'impôt sur les revenus 2025 (loi de finances 2026), décote 2026, seuil micro-BNC 83 600 €.

Comment fonctionne le simulateur ?

1. Le revenu professionnel

Le point de départ est le chiffre d'affaires encaissé, diminué des dépenses professionnelles réelles (ou d'un abattement forfaitaire de 34 % en micro-BNC). En EI à l'IS et en SELARL, le simulateur distingue le bénéfice de la structure, la rémunération versée au médecin et les dividendes.

2. Le revenu brut social (RBS)

Depuis la réforme de 2026, l'assiette sociale part du revenu brut social : le revenu professionnel auquel s'ajoutent les cotisations sociales prises en charge par la structure et, en société, la part des dividendes dépassant le seuil de 10 %. La CSG non déductible n'est pas comptée deux fois.

3. L'abattement de 26 % et le RSU

L'Urssaf applique au RBS un abattement forfaitaire de 26 %, plafonné à 130 % du plafond annuel de la sécurité sociale. Le résultat est le revenu social unifié (RSU), l'assiette commune des cotisations et de la CSG-CRDS.

4. Les cotisations Urssaf

Sur le RSU sont calculées les cotisations maladie, indemnités journalières, allocations familiales, la CSG-CRDS et la CURPS. Pour les médecins conventionnés en secteur 1, le simulateur applique la participation de l'assurance maladie aux cotisations, limitée à la part de l'activité conventionnée.

5. Les cotisations CARMF

La CARMF comprend la retraite de base (deux tranches), la retraite complémentaire, le régime ASV (avec participation caisse en secteur 1) et l'invalidité-décès. Les barèmes utilisés sont ceux publiés par la CARMF pour 2026.

6. L'impôt sur le revenu

Le revenu imposable est calculé selon le régime (bénéfice BNC, rémunération avec déduction forfaitaire de 10 % en EI à l'IS, abattement micro), puis le barème progressif des revenus 2025 s'applique avec le quotient familial plafonné, la décote et les crédits d'impôt renseignés. Pour les couples, la répartition affichée suit la méthode du taux individualisé de la DGFiP, appliquée par défaut depuis septembre 2025.

7. Le cas de l'EI à l'IS et de la SELARL

La structure paye l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis 25 %, taux réduit supposé acquis). Le médecin est imposé personnellement sur sa rémunération et sur ses dividendes (PFU de 12,8 % plus prélèvements sociaux de 18,6 % sur la part sous le seuil de 10 %, cotisations sociales au-delà). Le simulateur affiche le maximum distribuable, la trésorerie à prévoir et le net réellement perçu.

L'essentiel en trois réponses

Quel revenu net pour un médecin libéral ?

Le revenu net d'un médecin libéral correspond au chiffre d'affaires diminué des dépenses professionnelles, des cotisations Urssaf et CARMF, puis de l'impôt sur le revenu. Le résultat varie selon le secteur conventionnel, le régime fiscal et la structure d'exercice.

Comment sont calculées les cotisations en 2026 ?

En 2026, les cotisations du médecin libéral sont calculées à partir du revenu social unifié, obtenu après application d'un abattement de 26 % au revenu brut social, dans la limite prévue par la réglementation. Ce simulateur de cotisations Urssaf et CARMF applique ces règles automatiquement.

Comment simuler ses cotisations Urssaf de médecin remplaçant ?

Un médecin remplaçant non installé peut opter pour le RSPM, avec un taux global de 13,5 % sur le chiffre d'affaires jusqu'à 19 000 € puis 21,2 % au-delà, ou rester au régime PAMC classique. Ce simulateur calcule les deux situations et permet de les comparer avant de choisir.

Questions fréquentes

C'est quoi le RSPM (Régime Simplifié des Professions Médicales) ?

Le RSPM est un régime social uniquement (pas fiscal), optionnel, réservé aux médecins remplaçants non installés. Il remplace le calcul classique URSSAF + CARMF par un taux global appliqué directement sur le CA encaissé, sans abattement préalable.

Qui peut en bénéficier ? Médecins remplaçants exclusifs, internes en remplacement, médecins salariés faisant des remplacements accessoires, médecins retraités remplaçants.

Taux de cotisations sur le CA brut :

  • CA ≤ 19 000 € : 13,5 % du CA, taux global couvrant maladie, CSG/CRDS, retraite de base et complémentaire
  • CA de 19 001 à 37 999 € : 13,5 % sur les 19 000 premiers + 21,2 % sur la fraction excédentaire
  • CA ≥ 38 000 € : radiation automatique au 1er janvier suivant, sortie obligatoire du RSPM

Règle des deux ans : si le CA dépasse 19 000 € deux années consécutives, bascule automatique vers le régime PAMC au 1er janvier suivant.

RID, Risque Invalidité-Décès (CARMF) : cotisation forfaitaire annuelle au choix lors de l'inscription :

  • 158 € (25 % de la classe A) : couverture réduite, IJ 16,46 €/j à partir du 91e jour d'arrêt, rente invalidité 5 915 €/an
  • 631 € (100 % de la classe A) : couverture pleine, IJ 65,84 €/j, rente invalidité 23 662 €/an

Régime fiscal indépendant : le RSPM ne concerne que les cotisations sociales. Le choix entre micro-BNC (abattement 34 % sur le CA) et BNC réel (charges réelles déductibles) reste totalement libre et séparé. En BNC réel, les cotisations RSPM sont déductibles sur la 2035.

Ce que le RSPM ne couvre pas : pas de CFP (pas de droits FAF-PM), incompatible avec l'ACRE, pas de conventionnement, aucun secteur (S1/S2) ne s'applique.

Déclaration et paiement trimestriels (ou mensuels sur option) sur medecins-remplacants.urssaf.fr. Sources : URSSAF (medecins-remplacants.urssaf.fr), CARMF (carmf.fr).

Quand et comment quitte-t-on le RSPM ?

Il y a 4 situations de sortie du RSPM, avec des dates d'effet différentes :

1. CA ≥ 38 000 € sur l'année → sortie au 1er janvier de l'année suivante. Pendant l'année du dépassement, tu restes en RSPM et tu cotises normalement : 13,5 % sur les 19 000 premiers euros, puis 21,2 % sur tout le reste, y compris au-delà de 38 000 €. Pas de taux différent, pas de plafond de cotisation.

2. CA > 19 000 € deux années consécutives (en restant sous 38 000 €) → sortie au 1er janvier suivant la 2ème année. La 2ème année, tu restes en RSPM avec le taux majoré (21,2 % sur la fraction).

3. Installation ou collaboration libérale → le compte RSPM est clôturé à la date d'installation et le compte PAMC est ouvert à cette même date (source : URSSAF medecins-remplacants). Côté CARMF : l'affiliation PAMC prend effet au 1er jour du trimestre civil suivant (source : CARMF). Exemple : installation le 4 mai → compte PAMC URSSAF le 4 mai, CARMF PAMC le 1er juillet. Pour le traitement exact du dernier trimestre RSPM en cours à la date d'installation, contacte le service RSPM : 0806 804 209, touche 3. Tu déclares l'installation sur cfe.urssaf.fr et à la CARMF (affiliations.cotis@carmf.fr). Pour la déclaration fiscale annuelle 2042 : inscris les revenus RSPM en case DSBA pour qu'ils soient exclus de la base de cotisations PAMC.

4. Dénonciation volontaire → uniquement en fin d'année civile, pour l'année suivante.

Ce simulateur couvre une année complète. Pour une année de transition RSPM vers PAMC, tu peux estimer les cotisations de chaque période en deux passages séparés :

  • Passage 1 : cocher RSPM, saisir uniquement le CA de la période remplaçant pour obtenir les cotisations RSPM.
  • Passage 2 : décocher RSPM, saisir uniquement le CA de la période installée avec ton secteur pour obtenir les cotisations PAMC.
Pour l'IR, cette méthode ne donne pas un résultat fiable. Les deux régimes de cotisations s'appliquent sur des bases différentes et l'écart peut dépasser 1 000 € d'IR. Pour l'année de transition, consulte un expert-comptable ou le service URSSAF RSPM (0806 804 209, touche 3) pour la 2042 et la case DSBA. Sources : URSSAF (medecins-remplacants.urssaf.fr), CARMF (carmf.fr, édition 2025-2026).

Comment sont calculées les cotisations URSSAF d'un médecin libéral en 2026 ?

Les cotisations URSSAF d'un médecin libéral comprennent l'assurance maladie, les indemnités journalières, les allocations familiales, la CSG-CRDS (9,7 %) et la contribution formation. Depuis la réforme 2026, l'assiette de cotisation (RSU) est calculée après un abattement de 26 % du revenu social brut (RSB), plafonné à 1,3 PASS. En secteur 1, la CPAM prend en charge une partie des cotisations maladie et retraite.

Quel est le montant des cotisations CARMF pour un médecin libéral en 2026 ?

La CARMF prélève quatre types de cotisations : le régime de base (8,73 % sous le PASS + 1,87 % sous 5 PASS), le régime complémentaire (11,8 % sous 3,5 PASS), l'ASV (forfait + part proportionnelle, variable selon le secteur) et l'invalidité-décès. Les médecins de moins de 40 ans affiliés depuis moins de 2 ans peuvent être exonérés du régime complémentaire.

Quelle différence de cotisations entre un médecin secteur 1 et secteur 2 ?

En secteur 1, la CPAM prend en charge une partie des cotisations maladie et retraite (participation CPAM), et le médecin bénéficie de déductions fiscales spécifiques (3 % + Groupe III). En secteur 2, les cotisations sont intégralement à la charge du médecin, sans prise en charge CPAM.

SELARL ou EI à l'IS pour un médecin : comment ça fonctionne ?

Le médecin se verse une rémunération de gérance (soumise aux cotisations sociales et à l'IR) et peut distribuer des dividendes. Les dividendes sous le seuil de 10 % sont soumis au PFU (prélèvement forfaitaire unique). Au-delà du seuil, ils sont également soumis aux cotisations sociales URSSAF et CARMF. Le bénéfice de la société est imposé à l'IS (15 % puis 25 %).

Qu'est-ce que le forfait 2 % des médecins libéraux ?

Le forfait 2 % est une déduction forfaitaire égale à 2 % du chiffre d'affaires conventionné, couvrant les frais de représentation, de blanchissage et de petits déplacements. Elle réduit à la fois le bénéfice fiscal (IR) et l'assiette sociale (cotisations). Réservée aux médecins en BNC réel, secteur 1. Option exclusive des frais réels correspondants.

Chèques-vacances ANCV médecin libéral : combien peut-on déduire en 2026 ?

Un médecin libéral en BNC réel peut déduire jusqu'à 1 823 € de chèques-vacances ANCV de son bénéfice imposable en 2026 (plafond = 1 SMIC mensuel brut). Les 547 premiers euros sont également exonérés de cotisations URSSAF et CARMF (hors CSG-CRDS). Non cumulable avec le micro-BNC. Le gain fiscal dépend de la tranche marginale d'imposition (TMI) et du secteur conventionnel. Article complet sur les chèques-vacances →

La PDSA est-elle exonérée d'impôt pour un médecin libéral ?

Oui, dans les zones déficitaires (art. 151 ter CGI). La rémunération perçue au titre de la permanence des soins ambulatoires (astreinte + majorations) est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite de 60 jours par an. Un jour = une période d'astreinte : soirée (20h–00h), nuit profonde (00h–8h), samedi après-midi, dimanche ou jour férié. Une nuit complète 20h–8h compte pour un seul jour. Exonération d'IR uniquement : les cotisations sociales restent dues.

Quel revenu déclarer à l'Urssaf pour moduler ses cotisations provisionnelles ?

Pour la modulation des cotisations provisionnelles (service d'estimation de revenus), le montant à renseigner est l'assiette APRÈS application de l'abattement de 26 %, c'est-à-dire le revenu social unifié (RSU). Attention, c'est l'inverse de la déclaration annuelle de revenus, où l'on déclare le revenu brut social (RBS) AVANT abattement, l'Urssaf appliquant elle-même l'abattement. Pour les médecins, le formulaire de modulation comporte deux champs : les revenus estimés conventionnés et les autres revenus estimés (part non conventionnée). Ce simulateur affiche les deux montants, ventilés au prorata des revenus non conventionnés saisis. La modulation reste modifiable en cours d'année.

Quelle différence entre RBS et RSU pour un médecin libéral ?

Le RBS (revenu brut social) est le revenu avant abattement : pour un dirigeant à l'IS il comprend la rémunération brute (cotisations sociales incluses) et les dividendes au-delà du seuil de 10 % ; en BNC réel c'est le bénéfice sans déduction des cotisations sociales. Le RSU (revenu social unifié) est l'assiette de cotisations : il correspond au RBS après application de l'abattement de 26 % prévu par la réforme, plafonné à 130 % du PASS. Pour la déclaration annuelle de revenus, on déclare le RBS : l'Urssaf applique ensuite l'abattement. Pour la modulation des cotisations provisionnelles, le montant à renseigner est le RSU, c'est-à-dire l'assiette après abattement.

Quel simulateur utiliser pour calculer les cotisations URSSAF et CARMF d'un médecin libéral ?

Un simulateur adapté doit intégrer les barèmes URSSAF et CARMF 2026, la réforme de l'assiette (abattement de 26 % du RBS plafonné à 130 % du PASS), la participation CPAM en secteur 1, et les statuts spécifiques : BNC réel, micro-BNC, SELARL, EI à l'IS et RSPM pour les remplaçants. Ce simulateur gratuit couvre l'ensemble de ces situations avec le détail ligne par ligne des cotisations URSSAF et CARMF.

Comment calculer le revenu net après impôt d'un médecin libéral ?

Le calcul se fait en quatre étapes : déterminer l'assiette sociale (RBS puis RSU après abattement de 26 %), calculer les cotisations URSSAF et CARMF, calculer l'impôt sur le revenu selon le foyer fiscal (quotient familial, TMI), puis soustraire cotisations et impôt du revenu pour obtenir le revenu net après impôt. Ce simulateur affiche chaque étape et le résultat annuel et mensuel.